Il y a 50 ans, le port de la ceinture de sécurité devenait obligatoire pour les conducteurs et passagers à l’avant des véhicules au Québec. Depuis l’adoption de cette mesure en 1976, ce geste est progressivement entré dans les habitudes et a contribué à sauver des milliers de vies.
Avant cette date, aucune obligation légale n’encadrait le port de la ceinture de sécurité en voiture. La réglementation a ensuite été élargie en 1990 afin d’inclure les passagers assis sur la banquette arrière.
Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le taux de port de la ceinture, mesuré lors d’enquêtes routières, est passé d’environ 50 % au début des années 1980 à 98 % en 2022. Parallèlement, la proportion d’occupants de véhicules non attachés lors de collisions mortelles a chuté de 73 % en 1978 à 28 % en 2025.
Malgré tout, chaque année, près du tiers des personnes qui perdent la vie dans une collision de la route, alors qu’elles se trouvaient dans un véhicule de promenade, n’étaient pas attachées. Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation, environ 4 500 décès auraient pu être évités si toutes les victimes avaient bouclé leur ceinture de sécurité.
« Même si beaucoup de chemin a été parcouru, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Chaque personne qui ne s'attache pas court un risque beaucoup trop grand. Pour souligner ce 50e anniversaire, nous poursuivrons au cours du prochain mois nos efforts de sensibilisation sur nos différentes plateformes, pour démontrer avec émotion les effets concrets du non-port de la ceinture de sécurité. », a déclaré Serge Lamontagne, président-directeur général de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
Rappelons que les risques liés au non-port de la ceinture restent considérables. À une vitesse de 50 km/h, un impact en voiture équivaut à une chute d’environ quatre étages. Dans un tel contexte, une personne non attachée devient un véritable projectile, son poids étant multiplié au moins par 20 lors de la collision.