Chroniques
Temps de lecture : 2 min 14 sFaire sa carrière à la maison
Plusieurs attendaient cette confirmation et maintenant l’attente est terminée : Hockey Québec confirme l’instauration d’une division québécoise universitaire pour le hockey sur glace. Après des années à voir Trois-Rivières, Concordia et McGill disputer leur saison dans la division ontarienne, la province aura sa propre ligue avec six équipes au départ.
Le pari des Inuk de l’Université du Québec à Chicoutimi a finalement payé. Trois ans après avoir fait son arrivée dans la division 2 et d’avoir tout raflé autant en saison qu’en séries, les Inuk aura l’occasion de compétitionner parmi les meilleurs dans la province.
En compagnie de Sherbrooke et l’École de Technologie Supérieure, les trois nouvelles formations se fusionnent avec Trois-Rivières, Concordia et McGill pour ne faire qu’une seule section de division 1. En 2027, la ligue va débuter avec ces six clubs mais il ne serait pas surprenant que d’autres universités comme Laval et Montréal se joignent aux autres.
Avec ces nouvelles options, je crois qu’il s’agit d’une très bonne nouvelle pour les hockeyeurs de la région. Imaginez, jouer une carrière complète chez vous. Commencer dans les rangs mineurs, faire le saut avec les Élites au niveau M18 AAA, être repêché par les Saguenéens, poursuivre son parcours chez les Inuk et continuer de jouer dans un calibre intéressant avec les Marquis au niveau sénior.
Il s’agit évidemment d’un parcours parfait que peu de joueur aura l’occasion de faire, mais il y a d’autres alternatives. Les Jeannois d’Alma au niveau collégial pour ceux qui sortent du M18 et qui n’ont pas été repêché au niveau junior est un excellent tremplin afin de poursuivre son parcours hockey.
Dans la nouvelle ligue nord-américaine, la majorité des joueurs repêché au cours des dernières années ont passé par le calibre universitaire. Donc, pour la LNAH, trois nouvelles formations augmentent la liste de joueurs qui seront disponibles et de calibre pour jouer dans un circuit supérieur.
Lorsqu’on jette un coup d’œil chez nos voisins du sud, le calibre universitaire ou tout ce qui est géré au niveau scolaire est à la mode. Le jeune est bien entouré au niveau hockey en plus d’avoir un parcours académique. Le Québec devait se doter de ce manque au niveau développement hockey pour éviter une augmentation de l’exode des joueurs vers les États-Unis.
Si le joueur, sortant du junior sans avoir été repêché, a l’option de faire le saut au niveau universitaire, il pourra maintenant le faire près de chez lui. Il faudra toutefois qu’on mette de l’avant ce calibre aux yeux des dépisteurs des grands clubs car sinon ils pourraient passer à côté d’excellents joueurs qui n’avaient pas eu de réelles chances au niveau junior.
Il y a encore d’autres universités, comme à Rimouski, en Outaouais ou en Abitibi-Témiscamingue qui pourraient envisager de faire le saut dans les prochaines années. Cela ne fera qu’élargir la possibilité pour un joueur d’ici de continuer à jouer au hockey chez lui tout en faisant ses études dans la branche qu’il désire.
Évidemment, l’argent n’aura pas le même impact qu’au sud, mais plusieurs préféreront de demeurer à la maison plutôt que de s’exiler. Voilà une belle occasion de ramener le hockey québécois à un niveau plus respectable car souvent, ce n’est pas à 18 ou 19 ans qu’un jeune est à son meilleur.



