La semaine dernière, le maire Luc Boivin rencontrait une délégation française de la ville d’Angoulême avec laquelle Saguenay est jumelée. Une rencontre qui ouvre les possibilités de rayonnement pour Saguenay.
Depuis leur jumelage, il y a 60 ans, les deux villes n’ont cessé de collaborer. Historiquement, la ville française de la Bande Dessinée et la métropole nordique ont une histoire commune avec le papier. « D'ailleurs, l'origine du maillage c'était l'industrie des pâtes et papiers », explique le maire. Cette collaboration peut alors se traduire par des échanges de collections de musées d’autant plus qu’Angoulême et Arvida sont toutes les deux des villes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’entente entre les deux villes permet à Saguenay de comparer ses pratiques avec celle de sa voisine française, notamment en matière d’itinérance. Un dossier que la ville essaye de solutionner depuis longtemps. D’autres domaines sont aussi sujets à des comparaisons selon Luc Boivin : « Les églises, comment est-ce qu'on gère le maintien des églises là-bas versus ici, ce sont des façons nouvelles », dit-il.
Les deux villes ont également été amenées à collaborer dans le cadre du 350e anniversaire de Chicoutimi : « Comme Angoulême est la capitale mondiale de la bande dessinée, très impliqués au niveau de l'art, ils sont venus s'impliquer et on les a bien reçus », confie le maire.
Rayonner à l’international
Dans un contexte où le Canada cherche à trouver de nouveaux partenaires commerciaux, et où Port Saguenay est en plein développement, ce jumelage est d’autant plus important pour le maire de Saguenay : « C’est la volonté du gouvernement de développer une économie plus forte, pour ça, il faut qu'il y en ait qui tissent des liens avec l'Europe », rappelle-t-il.
Luc Boivin rencontrera à nouveau la délégation en mai prochain où il souhaite faire un discours économique : « Je veux expliquer justement comment la ville de Saguenay a évolué, les perspectives économiques, puis le potentiel aussi de maillage avec des entreprises de là-bas qui pourraient venir travailler ici », dit-il.
Proposer le mariage civil aux Français
En raison du grand nombre de Français établis dans la région, le maire pourrait bientôt officialiser les mariages civils à la mairie. C’est un autre sujet qui a été abordé entre la délégation d’Angoulême et le maire lors de leur rencontre. Les quelques 6 000 ressortissants français ne seraient alors plus obligés de se rendre au consulat à Québec.
« Les gens ici au Canada ne connaissent pas ce mariage. D’officialiser les mariages à l'hôtel de ville, ce n’est pas connu, ce n’est pas commun, mais pour beaucoup de Français, les mariages se font à l'hôtel de ville », explique Luc Boivin.
« Je suis convaincu qu'avec 6 000 Français dans la région, les gens seraient très heureux que la mairie de Saguenay puisse offrir ce service-là », complète-t-il.
