La future construction de la nouvelle autogare près de la Zone ferroviaire de Chicoutimi continue d’alimenter les discussions. Combien d’argent le projet coûtera-t-il? Où le maire Luc Boivin prendra-t-il l’argent? La structure aura-t-elle autant d’étages et la même superficie?
De passage mardi dans les studios du 92,5 Ma radio d’Ici, le maire de Saguenay a profité de la tribune pour apporter quelques réponses, rappelant à prime abord que l’entretien actuel de l’autogare en fin de vie coûte 600 000 $. Le maire le confirme : la ville devra puiser dans ses coffres, oui, mais le privé sera aussi appelé à contribution.
« La ville va devoir investir, mais ça va être un mix d'investissements du public et du privé. Il va y avoir beaucoup d'investissements privés dans tout ça. L'objectif, c'est de minimiser au maximum l'impact sur l'endettement de la ville. Ce qu'on veut, c'est de créer de l'investissement privé pour augmenter notre richesse foncière. C'est ce qui assure des revenus de pérennité. Présentement, ce sont des solutions qui sont intelligentes, et en termes de coûts qui vont être raisonnables », a expliqué le maire.
Sans préciser si le nombre d’étages et la superficie de la nouvelle autogare seront les mêmes, Luc Boivin confirme que le nombre de places sera plus élevé.
« On peut dire que ça va être plus de cases que présentement, compte tenu notamment des nouveaux équipements qui vont s'ajouter. On va développer par phases, pour s'assurer que pendant les périodes où on va perdre des cases de stationnements, on puisse utiliser d'autres options temporairement durant la durée des travaux », souligne-t-il.
Le maire a aussi tenu à rassurer les commerçants, qui seront informés des étapes.
« La nouvelle autogare va être différente par sa structure, ça va se faire avec une excellente planification. Il faut le faire de la bonne manière. Il y a des phases qui s'en viennent, il y a des orientations à prendre par le conseil. Je ne veux pas devancer ces annonces-là, mais il y a une séquence qui va se faire, puis les commerçants font partie de la séquence. La raison à savoir pourquoi on ne prend pas davantage les devants présentement c'est uniquement pour une question légale, au niveau de la structure des appels d'offres. C'est si on dévoile trop nos intentions, ça risque d’avantager des compagnies et des promoteurs ».
Le fait que l’autogare soit rattachée directement à des commerces rend le tout un peu complexe, avoue-t-il.
« Mon premier point, c'est-à-dire de rassurer les commerçants. Penser que le stationnement va avoir lieu à être reconstruit à la même place que les accès aux commerces vont être pensés. Présentement, l'autogare est rattachée aux commerces. On dirait que c'est ça qui complexifie quand même le dossier. L'autre élément, c'est le code du bâtiment. Le code a évolué, et une reconstruction identique, ça ne pourra pas se faire ».
Luc Boivin ajoute que le réaménagement de la Zone ferroviaire et de l’autogare entraîne aussi d’autres projets, tels que la vente du Carrefour Racine, au même titre que Place-Centre-Ville Jonquière, immeubles qui appartiennent tous deux à la ville de Saguenay. Mais ce n’est que temporaire.
« D'autres appels d'offres s'en viennent, entre autres ceux du Carrefour Racine. On est dans un processus présentement de « dérisquer » le projet. Le projet avait été mis en vente sous appel d'offres. Mais il y avait un niveau de risque élevé. Ce qu'on a fait, c’est qu’on a voté des programmes incitatifs pour les centres-villes qui viennent dérisquer ce genre de projet-là. On va retourner très rapidement en appels d'offres. Puis quand je dis très rapidement, ce sera d'ici Noël, on vise à donner une orientation claire pour qu’on ait des succès, comme celui de Place Centre-Ville Jonquière. On va préparer des appels d'offres dans ce sens-là », conclut-il.
