Avec le durcissement des réglementations envers les boues usées (ou biosolides) un peu partout dans la province, des usines d’épuration désuètes et un accroissement de la population, Saguenay met déjà l’épaule à la roue afin de trouver une alternative pour revaloriser ces déchets biosolides. Un partenariat avec l’UQAC est même envisagé.
Selon le Quotidien, les boues usées sont le résultat de matières fécales humaines traitées par les usines. Dans la gestion de ces déchets, Saguenay a été une précurseure, refusant dès les années 90 d’enterrer les boues usées dans des sites d’enfouissement et revalorisant 100% de ces matières fécales. Deux options sont déjà disponibles pour la Ville : offrir les boues à des agriculteurs à titre d’engrais, sur des cultures non destinées à la consommation humaine, ou les entreposer. Et à chaque année, c’est près de 25 000 tonnes de boues qui doivent être revalorisées. Le problème risque alors de s’intensifier avec l’augmentation de 6 000 personnes en cinq ans prévue sur le territoire.
Pour sa part, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a renforcé ses normes quant au traitement de ces biosolides. Il exige aujourd’hui un taux de 15 % de siccité, qui signifie l’absence d’humidité dans un matériau. Ce pourcentage passera à 18 % en 2028 et à 20 % en 2030, alors que les usines d’épuration de Saguenay peinent déjà à atteindre la norme actuelle. Afin de régler ce problème, plusieurs pistes de réflexion sont déjà envisagées pour mieux revaloriser ces boues usées : dont la granulation, le compostage ou la biométhanisation. Saguenay a donc confié un mandat à l’UQAC et à sa Chaire en Éco-Conseil, qui devra produire une analyse comparative des différentes filières de valorisation des biosolides municipaux. Les membres de la commission espèrent avoir les orientations de l’UQAC au courant de l’année 2027.



