Le candidat
pour la CAQ, Yannick Gagnon, sollicite un second mandat dans la circonscription
de Jonquière. Pour cette campagne, le député sortant mise sur son bilan et son
expérience.
Si lorsqu’il est arrivé, plusieurs dossiers restaient
inachevés, maintenant « la maison est propre, on peut se permettre de rêver »,
affirme le candidat caquiste. S’il se représente, c’est d’ailleurs parce qu’il
a bouclé tous ses dossiers : « Je ne me serais pas représenté si je n'avais pas
livré les engagements », dit-il.
Yannick Gagnon confie avoir hésité à se représenter. C’est
après un souper avec la première ministre, Christine Fréchette, que le député
sortant s’est décidé. Sa principale inquiétude restait l’urgence de Jonquière
et il lui en a directement fait part : « Christine, j'y retourne, mais je
n'irai pas recogner au porte-à-porte si l'urgence n'est pas sortie », lui
a-t-il dit. Pour le député sortant, il était aussi important d’avoir le soutien
de sa famille et de son équipe. Comme toutes les conditions se sont finalement réunies,
il a sauté le pas, pour la deuxième fois.
De nouveaux engagements
Parmi ses engagements principaux, on retrouve le Lac Kenogami
tant pour sa source d’eau potable que pour ses terres publiques, on retrouve
aussi le développement de l’artère René Lévesque et Place Centre-Ville, mais
Yannick Gagnon en dévoile aussi des inédits.
Le député sortant s’engage à mettre sur pied et à soutenir un
nouveau centre d’accueil des uniformes. Un projet en route depuis 2014 qu’il se
félicite d’avoir débloqué. « C’est comme une maison pour les gens en uniforme
qui ont un diagnostic ou qui pensent avoir subi un post-traumatique », explique
Yannick Gagnon, « alors on parle de militaires, on parle de
pompiers, de policiers et aussi d'ambulanciers », ajoute-t-il. Pour lui, cet «
engagement fort et régional » vient combler un besoin : « Ça peut éviter entre
autres l'itinérance. Ça peut éviter la santé mentale, ça prend soin de la
population », dit-il.
Toujours dans cet objectif de prendre soin de tous, le
candidat annonce également un soutien aux Olympiques spéciaux dans la région. «
Pour moi, c'est une clientèle qui a le droit aussi de bouger et d'être reconnue »,
explique-t-il. Dernièrement, l’organisation s’essouffle à trouver du financement
pour participer aux événements nationaux. Le candidat s’engage donc à les aider
« à aller chercher une stabilité dans l'organisation, une permanence, et à mettre en place une activité de financement qui va venir les
aider. »
Plusieurs chapeaux
Cette campagne, Yannick Gagnon la vit à 1000 à l’heure. Le député
de Jonquière a été nommé co-président de la campagne nationale, en plus d’être
le mentor, en quelque sorte, des nouveaux candidats. Mais malgré ces différentes
responsabilités, Yannick Gagnon a décidé de rester dans sa circonscription tout
le long de sa campagne, au lieu de monter dans l’autobus de Christine
Fréchette.
« Alors, à chacun des matins, autour de 06h30, je me branche
avec Christine. On parle d'enjeux, on parle de réalité, on parle d'influence. »
Pour le député sortant, la charge de travail est bien présente, mais « les gens
de Jonquière et ma campagne restent la priorité »,
affirme-t-il.
Grâce à son expérience, Yannick Gagnon espère obtenir la confiance
des Jonquiérois pour une seconde fois. « Dans la région, je suis le député qui
a le plus d'expérience, c'est-à-dire j'ai complété un mandat, ce que les autres
n'ont pas nécessairement », fait-il valoir. Le candidat a déjà été adjoint à la
ministre du Sport et a été sollicité par le premier ministre, François Legault,
pour siéger à la commission sur les cellulaires dans les écoles.
Selon lui, sa proximité avec la première ministre est aussi
un avantage puisqu’il a un pouvoir d’influence. « Auprès de madame Fréchette,
je suis un peu considéré d’une certaine manière comme l'avenir », explique
Yannick Gagnon, « et puis c'est dur pour moi de parler, mais je pense qu’elle
soit venue six fois pour l'urgence de Jonquière, que je me branche avec elle
tous les matins, on a une belle relation », ajoute-t-il.



