« Souverainiste ou fédéraliste ? », la première
ministre du Québec a encore évité la question en conférence de presse à La Baie
ce matin. Elle détourne la question en se proclamant « autonomiste »
sans pour autant donner de réponse claire.
De passage dans la région pour sa campagne électorale,
Christine Fréchette est venue annoncer un nouvel engagement pour les aînés au
Domaine du Cap, un CHSLD de La Baie. Pourtant, c’est un tout autre sujet qui a
pris toute la place à cette conférence de presse.
« Autonomiste »
C’est le mot qu’a répété vivement la première ministre
lorsque les journalistes tentaient d’avoir le dernier mot sur sa position politique.
« Avec la Coalition Avenir Québec, on travaille à défendre et assurer la
prospérité du Québec dans le cadre canadien », dit-elle.
La première ministre prône le développement économique de la
province dans un contexte canadien ainsi qu’à l’international, assurant que le Québec
a un « rayonnement important à assumer. « C’est vraiment ça que je suis,
autonomiste, et la CAQ a été créée pour nous sortir justement des vieux débats
entre souverainistes et fédéralistes », a-t-elle ajouté en qualifiant ce débat
de « stérile ».
Un engagement pour les aînés
Christine Fréchette s’est adressée aux aînés ce matin en
leur promettant le remboursement total des appareils auditifs si elle est élue.
Actuellement, seulement un seul appareil sur les deux souvent nécessaires n’est
remboursé, ce qui « n’a pas de sens » pour la première ministre.
Un appareil à lui seul peut coûter jusqu’à 6 000 dollars.
Cette mesure permettrait aux aînés d’économiser de l’argent dans un contexte où l’inflation
et la hausse du coût de la vie les touchent directement. Effectivement, Christine
Fréchette reconnaît que leurs prestations n’ont pas suivi la hausse du coût de
la vie de ces dernières années.
En plus de cette mesure, elle s’engage à bonifier le crédit d’impôt
pour les aînés qui souhaitent rester plus longtemps sur le marché du travail ou
y retourner. « On va exclure les premiers 35 000 dollars de revenu de
l’impôt », explique-t-elle. Cet « incitatif » s’ajoute
également à la volonté de la première ministre de détaxer certains produits
alimentaires. Elle justifie cette mesure par le type d’aliments concernés. « Ce
sont des produits à l’unité, parce que les aînés n’achètent pas de format
familial. »