L’Université du Québec à Chicoutimi vient d’obtenir un
montant de 20 millions de dollars de la part du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie pour un projet de modernisation et d’agrandissement de son Centre de recherche universitaire sur l’aluminium.
Obtenue grâce au programme de financement provincial, PSOV4, cette enveloppe permettra de doubler la superficie du centre de recherche et d’acquérir de nouveaux équipements, comme un microscope à balayage électronique : « On en avait un mais cet équipement-là est en fin de vie […] c’est un appareil qui peut valoir à peu près 5 millions de dollars », explique le recteur de l’UQAC, Ghislain Samson.
Ce montant permettra également aux chercheurs de « continuer à répondre aux besoins des industries », et notamment à celle de l’aluminium qui « évolue rapidement », selon le recteur. « L’idée c’est de permettre aussi aux entreprises de la région d’avoir accès aussi à du personnel hautement qualifié », a-t-il ajouté.
Un budget attendu depuis longtemps
« Ça fait au moins 5 ans qu’on travaille sur ce projet-là donc c’était un besoin vraiment criant », témoigne le recteur. L’université avait déjà annoncé au mois d’avril l’obtention prochaine d’une somme destinée au CURAL, « mais il n’y avait rien de garanti et on l’a obtenu à l’arrachée », ajoute M. Samson.
« Le montant d’argent octroyé, c’est 20 millions, mais le projet c’est plus que ça, c’est de l’ordre de 24 millions, et il pourrait encore grossir », explique le recteur de l’université. En plus du gouvernement, l’université reçoit un montant de 3 millions de dollars de la part de la Fondation de l’UQAC. « C’est le plus gros montant attribué en une seule fois, à un seul projet », a annoncé avec fierté le président de la Fondation, André Tremblay.
« Innover pour le Québec »
Parmi les principaux domaines de recherche du CURAL, on retrouve la décarbonation de la production d’aluminium. « Il y a les objectifs de 2050, ça fait quelques années qu’on y travaille mais nécessairement on doit réduire la production de gaz à effet de serre dans les processus de production mais aussi de transformation de l’aluminium », explique le directeur du centre de recherche, Daniel Marceau.
Le centre de recherche travaille également sur le procédé de production d’aluminium utilisé dans la plupart des alumineries dans le monde afin de le rendre encore plus efficace. « On veut des cuves d’électrolyse qui vont vivre beaucoup plus longtemps, on veut aussi améliorer leur efficacité énergétique », explique M. Marceau.
« Notre objectif, c’est d’innover pour le Québec », affirme le directeur du CURAL. Pour cela, des partenariats avec d’autres centres de recherche ainsi qu’avec des chercheurs d’un peu partout dans le monde sont mis en place.