Le ciel de Saguenay a été particulièrement mouvementé au cours des dernières semaines. Cette augmentation de l’activité aérienne est notamment due à la tenue de l’exercice AMALGAM DART 26 du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) sur la base militaire de Bagotville.
L’exercice visait à renforcer la capacité du Canada et des États-Unis à détecter, à suivre, à identifier et à contrer les menaces aériennes modernes. Au total, plus de 100 militaires provenant du Canada et des États-Unis se sont joints au personnel de la 3e Escadre de Bagotville afin de prendre part aux activités d’entraînement.
Les amateurs d’aéronefs ont notamment pu apercevoir, du 24 août au 1er septembre, des CF-18 Hornet voler aux côtés de F-16 du 119e escadron d’interception de la United States Air Force (USAF) en provenance du New Jersey.
Ces appareils ont été déployés dans le nord du territoire de Saguenay, où le faible niveau de trafic aérien et le nombre limité d’activités humaines permettaient une plus grande liberté de mouvement et facilitaient la réalisation de simulations. Les exercices mettaient entre autres l’accent sur les missions de surveillance aérospatiale, de contrôle aérien et de défense contre les menaces aériennes modernes.
La série d’exercices est organisée depuis une vingtaine d’années, et les troupes de la base aérienne de Bagotville sont régulièrement appelées à y prendre part. Il s’agissait toutefois de la première fois que l’exercice était tenu à Saguenay.
Une bonne collaboration militaire malgré tout
Malgré les tensions actuelles liées aux tarifs douaniers et au commerce international, les relations entre les deux forces armées demeurent cordiales.
« Je n’ai ressenti aucun conflit avec les pilotes canadiens. Ils ont été des hôtes excellents et généreux. Nous sommes très heureux d’être ici et nous avons régulièrement effectué différents exercices avec eux dans le passé, et ce, depuis des décennies », souligne le pilote de la United States Air Force, Tim Mann.
Pour M. Mann, joindre les pilotes canadiens et opérer différents types d’avions de combat au sein d’un même déploiement ne présente que des avantages.
« Nous profitons de plus d’avions avec des capacités différentes de celles auxquelles nous sommes habitués. En sachant comment joindre les forces ensemble, nous pouvons accomplir des choses de façon exponentielle. Je ne pense alors pas aux limitations, mais bien aux nouvelles possibilités qui se présentent. », a-t-il ajouté.
Cette collaboration permet notamment de couvrir de plus grands espaces et de parcourir de plus longues distances, en plus d’avoir à disposition davantage de missiles prêts à être lancés.
« C’est un nouveau défi pour nous d’être les hôtes d’un exercice, mais on est préparés. L’AMALGAM DART 26 nous aide à intégrer de bonnes pratiques de communication à tous les niveaux du commandement et à nous assurer qu’on a les mêmes tactiques. Savoir où tout le monde se trouve dans le ciel, c’est quand même très complexe. », ajoute le lieutenant-colonel Sébastien Tremblay-Verreault.
Certaines journées ont été marquées par des cellules orageuses au cours de la dernière semaine, nécessitant une adaptation des déploiements.