Réunis en instance jeudi à Drummondville, les différents syndicats de paramédics affiliés à la CSN ont fait le point sur les raisons ayant mené au rejet de l’entente de principe conclue avec le gouvernement en juillet dernier.
Les représentants syndicaux ont également exprimé leur volonté de retourner à la table de négociation afin d’obtenir une nouvelle entente répondant davantage aux attentes de leurs membres.
Selon le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jean Gagnon, l’un des principaux constats ressortis des échanges concerne la nécessité de rétablir la confiance entre les paramédics, le gouvernement et les employeurs.
La vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS-CSN, Lucie Longchamp, indique pour sa part que plusieurs enjeux majeurs expliquent le refus de l’entente. Les questions salariales, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, le régime de retraite ainsi que la durée de la future convention collective figurent notamment parmi les préoccupations soulevées par les membres.
Malgré ce rejet, le comité de négociation se dit prêt à reprendre les discussions avec le gouvernement.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d'une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », souligne Jean Gagnon.
Rappelons qu’environ 3 500 paramédics sont membres de syndicats affiliés à la CSN à travers le Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.