Mardi, 16 juillet 2024

Chroniques

Temps de lecture : 2 min 12 s

L’arbitrage : C’est assez !

Le 17 mai 2024 — Modifié à 15 h 00 min le 17 mai 2024
Par Mark Dickey

Nommez-moi le seul sport où l’arbitre doit s’assurer que le nombre de pénalités est à peu près égal entre les deux équipes à la fin de la partie ? Prêt pour une autre devinette ? Nommez-moi le seul sport d’équipes où les officiels ne signalent pas de pénalité en fin de match pour ne pas exercer une influence sur le résultat ? Vous avez répondu le hockey ? Il s’agit évidemment de la bonne réponse.

Je dois vous avouer que j’ai beaucoup moins de plaisir à regarder les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey ce printemps. Des buts qui auraient dû être refusés, des coups de poing au visage et des tentatives de blessures impunies. C’est trop !

En 2024, les gens aiment le sport. Ce ne sont pas uniquement des amateurs de hockey. L’offre sportive est grande. L’amateur est en mesure de comparer avec ce qui se passe dans les séries éliminatoires de la NFL, eux qui n’ont pas peur de lancer le mouchoir pour refuser un touché… Au quatrième quart ! L’amateur va jeter un oeil sur la NBA et il voit l’arbitre décerner une faute, peu importe le moment.

Même si le baseball est un sport moins rapide, l’arbitre au marbre ne se mettra pas à changer la zon des prises en 7e manche pour garder le match serré. Au soccer, un arbitre est capable de présenter un carton rouge à un joueur et l’équipe punie devra se défendre à 10 contre 11 pour le reste de la rencontre.

En 1970 ou même dans les années 80, l’amateur de sport québécois n’avait pas accès à toutes ces options sportives. Les gens se modernisent, les affaires se modernisent, les sports se modernisent… Et qu’en est-il du hockey ? Au niveau des reprises vidéos, de la loterie au repêchage, de la présence des meilleurs aux jeux Olympiques, et même l’abolition de la ligne rouge, la LNH n’est leader en rien!

Alors, c’est la faute de qui ? À leur défense, on raconte que les arbitres doivent suivre les consignes de leur patron, Stephen Walkom, qui supervise leur travail. Ce même Walkom doit répondre aux exigences des gouverneurs. La réponse est simple, il y a des gens qui manquent de courage et ça explique pourquoi l’arbitrage est aussi dégueulasse en séries. Des gouverneurs passés date qui manquent de vision et personne sur le chemin pour s’élever contre ça. Comme la LNH est la ligue «mère» du hockey, les circuits mineurs la copient et nos jeunes officiels doivent agir, comme on le fait en haut !

C’est dommage, car le hockey est un des sports les plus excitants sur la terre. Ça prend des maudits bons athlètes pour donner et recevoir des mises en échec, marquer des buts dans un espace restreint et se lancer devant un plomb qui arrive à 95 miles à l’heure. Avec l’intelligence des joueurs et des entraîneurs, je suis convaincu que tout ce beau monde serait en mesure de s’adapter à un arbitrage strict, mais surtout réaliste. Il y aura malheureusement toujours des dinosaures qui vont nous marteler la fameuse phrase : « laissez-les jouer ». Pendant ce temps, on se désillusionne et on change de poste.

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