Mardi, 16 juillet 2024

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71% des locations sur Airbnb seraient illégales dans la région

Serge Tremblay
Le 03 avril 2023 — Modifié à 08 h 33 min le 03 avril 2023
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une compilation des données récoltées sur la plateforme Airbnb démontre que sur 1 067 locations, 758 sont illégales, pour un pourcentage des locations illégales atteignant 71%.

Pour les MRC de la région, les données varient beaucoup. Saguenay affiche sur son territoire un pourcentage de locations illégales de 81,69%. En ce qui a trait aux autres MRC, celle du Fjord-du-Saguenay affiche un taux de 63,42%, la MRC de Lac-Saint-Jean-Est obtient 68,52%, la MRC de Maria-Chapdelaine est à 69,23% alors que la MRC du Domaine-du-Roy récolte 74,67%.

Sur l’ensemble du territoire du Québec, il y a 30 000 annonces qui sont affichées sur la plateforme Airbnb et de ce nombre, 79% sont illégales.

Ces données sont tirées d’un rapport que vient de publier le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) afin de dresser un état de la situation des annonces offertes sur la plateforme Airbnb pour l’ensemble des régions du Québec.

Les données ont été récoltées par l’organisme sur la plateforme en ligne le 20 février dernier. Pour déterminer si une annonce est illégale, l’organisme a analysé chaque chacune d’entre elles afin de vérifier si les termes « licence », « permis » ou « CITQ», ainsi que le numéro du CITQ étaient présents dans le titre et/ou dans la description.

En mode solution

« Ces chiffres montrent noir sur blanc qu’à elle seule, Airbnb est responsable d’une part importante de la pénurie de logements. Dans la plupart des régions, si les logements loués sur Airbnb n’avaient pas été perdus à l’hébergement touristique, le taux d’inoccupation serait en équilibre ou au-dessus du seuil d’équilibre », a commenté le co-porte-parole du RCLALQ, Cédric Dussault.

Le RCLALQ appelle le gouvernement du Québec à interdire la location de courte durée dans les résidences et les plateformes de location numériques comme Airbnb. Il estime aussi que le gouvernement pourrait interdire l’usage touristique commercial du parc locatif et l’abrogation de l’article du Code civil du Québec qui permet l’éviction de locataires pour changement d’affectation.

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