L’entreprise Matrec investit 15 M$ pour l’amélioration de son site à Larouche. Les nouvelles installations permettront de traiter des contaminants complexes comme les PFAS, le TBT ou les BCP, une première en Amérique du Nord.
L’entreprise de gestion de matières résiduelles, des résidus de construction et des sols contaminés traitera d’ailleurs à partir de maintenant les sols contaminés aux PFAS de La Baie. Le trajet sera alors plus court puisque jusqu’à présent, ils étaient traités sur le site de Mascouche.
L’annonce s’est faite tout près des nouvelles installations déjà utilisées depuis 3 mois. Une bonne partie des députés de la région étaient présents.
« Il y a beaucoup de ministres et de députés! Normalement, quand on en a deux, on est content », a dit dans son discours le maire de Larouche, Guy Lavoie.
Un levier pour la région
Le site de Larouche peut recevoir jusqu’à 5 000 tonnes métriques de sols contaminés par jour, ce qui correspond à environ 200 ou 250 camions. Cette nouvelle technologie repousse les standards au pays selon le directeur des sols et matières pour l’Est du Canada, Mathieu Germain.
D’après lui, la modernisation du site de Larouche est un levier stratégique pour la région puisque le site répond maintenant à ses besoins : « L’ADN de notre entreprise nous a permis d’offrir des solutions environnementales sur mesure. Donc d’être capable de répondre à ce qu’on avait dans la région, l’industrie lourde, l’industrie maritime, l’industrie militaire. »
Même si la plupart des clients de Matrec proviennent de la région, l’entreprise envisage aussi de travailler avec les régions limitrophes grâce à son accessibilité par voies maritimes, ferroviaires et terrestres.
Le gratin politique
Aucune subvention gouvernementale n’est à l’origine de cet investissement, pourtant presque tous les députés de la région étaient présents, accompagnés de la ministre de l’Industrie du Canada, Mélanie Joly.
Cette dernière a souhaité « célébrer le succès de nos entrepreneurs » qui contribuent à « bâtir une économie canadienne plus forte et plus résiliente ».
« Dans une économie où on développe nos ressources, où on construit de nouvelles infrastructures, où on attire de nouveaux investissements, il faut aussi être capable dans cette économie-là d’avoir toute la chaîne », dit-elle.
Accompagnée par le député de Chicoutimi-Le-Fjord, Daniel Gobeil, celui-ci a félicité l’entreprise pour son innovation et les retombées qu’elle aura dans la région : « Ce projet ne fait pas seulement que moderniser les équipements, il consolide des emplois d’ici, de qualité, et renforce notre autonomie environnementale », indique-t-il.
Selon le nouveau député péquiste de la circonscription de Lac-Saint-Jean, William Fradette, il est surtout question de responsabilité : « Quand on fait du développement économique, la première chose qu’on doit planifier, c’est le traitement des déchets, des sols, chez nous. »
Pour sa collègue récemment nommée ministre de la Santé et ministre responsable de la région, Marie Karlynn Laflamme, « ce qu’il faut mettre en avant, c’est l’innovation derrière l’investissement d’aujourd’hui. De voir comment on est capable de créer de la valeur avec des innovations et de les appliquer concrètement comme projet d’affaires, c’est ça qu’on veut au Québec. »
