Le vérificateur général de la ville vient de déposer la deuxième
partie de son bilan annuel pour l’année 2025, et il n’est pas glorieux pour la
Ville de Saguenay. Si la Société de Transport du Saguenay repart sur le bon pied,
plusieurs aspects de la gestion de la Ville font défaut. C’est le cas pour la
gestion de l’argent alloué aux mandataires, du plan de développement durable
ainsi que du bureau de l’Ombudsman.
Depuis les audits réalisés en 2022, la Société de Transport du Saguenay progresse. Le vérificateur général de la Ville de Saguenay, Jonathan Desbiens, est d’ailleurs surpris de voir une réponse aussi sérieuse aux recommandations faites il y a quatre ans. « J’ai été impressionné, dit-il, je m’attendais à un taux de réponse de 50 % ». Selon son rapport, la STS a répondu aux recommandations à hauteur de 83 %.
Le bémol revient à la Ville, à qui le vérificateur reproche d’être réactive plutôt que proactive. « C’est la STS qui allait vers la ville et pas la ville qui allait vers la STS », explique-t-il. Selon lui, Saguenay aurait dû demander des comptes à la société de transport au vu du contexte de crise qu’elle traversait, plutôt que d’attendre qu’elle le fasse d’elle-même.
Plan de développement durable
Au terme de la période de mise en œuvre du Plan de
développement durable 2016-2026, la Ville de Saguenay est incapable de dresser
un portrait clair de son niveau de réalisation. C’est ce que constate Jonathan
Desbiens dans son audit. Aucun suivi n’a été fait, ce qui empêche la ville de
lister les actions réalisées, celles en cours ainsi que celles qui ont été abandonnées.
On apprend également que la ville a préféré se concentrer sur le Plan climat à venir plutôt que sur le Plan de développement durable en cours. Pour le vérificateur général, l’absence de cibles et d’objectifs a empêché Saguenay de mesurer, et surtout, de se rendre compte de sa progression.
Bureau de l’Ombudsman
Pour le moment, et selon l’audit du vérificateur général, le bureau de l’Ombudsman ne peut accomplir sa mission. En tant que dernier recours pour les citoyens, celui-ci travaille conjointement avec la direction générale de la ville et le conseil municipal. Cependant, aucun échange ne se fait en réalité et aucun mécanisme ne peut évaluer sa performance.
Le maire de Saguenay, Luc Boivin réfléchi actuellement au maintien de cette institution indépendante : « On va prendre la décision mais on en maintient un vrai ou on arrête, ce sont deux options qui sont sur la table. Présentement les moyens de l’Ombudsman sont limités, je suis assez en accord avec le constat du vérificateur général. »
Le conseil de ville est en pleine réflexion sur le sujet a confirmé le maire de Saguenay. Selon Jonathan Desbiens, l’organisation ne pourra pas répondre aux recommandations avec son organisation actuelle. Il conseille alors au bureau de l’Ombudsman de faire appel à une firme qui l’aiderait dans sa restructuration.
En général, Jonathan Desbiens conseille à la direction générale de définir des objectifs clairs ainsi que des cibles à atteindre dans ses futurs projets. Il insiste aussi sur l’importance de faire un suivi régulier des avancements