De passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean la semaine dernière, la porte-parole de Québec solidaire et aspirante première ministre, Ruba Ghazal, a présenté sa vision pour réformer la première ligne en santé. Le parti propose notamment de s’appuyer sur le modèle des CLSC afin de faciliter l’accès aux services pour la population.
Québec solidaire souhaite mettre en place un réseau de 400 points d’accès en CLSC à travers le Québec. Selon la formation politique, cette initiative constituerait la première étape d’une refonte du système de première ligne.
Le parti estime que ce réseau permettrait de simplifier et d’accélérer l’accès aux soins, tout en décentralisant davantage les services de santé. La proposition vise également à améliorer la couverture des urgences mineures, particulièrement dans les régions éloignées, et à renforcer les services psychosociaux grâce à une consolidation des ressources professionnelles publiques au sein des CLSC.
« Avec le coût de la vie et le logement, la santé est l'une des plus importantes priorités des Québécois. Ça fait longtemps que le système de santé fait couler beaucoup d'encre, trop souvent pour les mauvaises raisons. Pourtant, c'est un filet social essentiel qu'on s'est donné comme société pour ne laisser personne derrière. Un gouvernement de Québec solidaire va rétablir et restaurer notre système de santé, et c'est avec la revalorisation des CLSC que ça va s'amorcer », a déclaré Ruba Ghazal.
Le candidat solidaire dans Jonquière, Serge Bergeron, soutient pour sa part que la principale difficulté du réseau actuel réside dans l’accès aux soins plutôt que dans la qualité des services offerts.
« Entre le GAP, le GAMF, le 811, les gens ne savent plus vers qui se tourner. Tout est devenu lourd et complexe. Clic Santé est devenu un répertoire de cliniques privées payantes. Bref, l'idée même d'un réseau public gratuit et accessible est remise en question. Ça fait des années que Québec solidaire, comme bien d'autres experts du milieu, dit que le modèle des CLSC est le mieux adapté pour notre réseau de santé, il est temps de le réhabiliter », a-t-il ajouté.