« Les adversaires, ce ne sont pas les libéraux, ni le Bloc, c’est le coût de la vie », a affirmé le chef conservateur en conférence de presse dans une épicerie à Chicoutimi. De passage dans la région, Pierre-Poilièvre a rappelé son objectif principal en vue des prochaines élections dans la circonscription.
Pierre-Poilièvre veut s’attaquer au coût de la vie avec un message clair, puisqu’il en fait le slogan de campagne de Régis Gaudreault sur son lutrin. « C’est catastrophique pour le portefeuille des familles québécoises », dit-il en rappelant qu’il devient difficile d’acheter une maison dans la région, initialement connue pour être la plus « abordable ».
« La première mission de Régis en tant que député, ça va être de déposer une motion à la Chambre des communes qui élimine toutes les taxes sur l’essence pour toute l’année », assure le chef conservateur. Cela permettrait aux automobilistes d’économiser environ 20 $ sur un plein d’essence.
Selon le parti, enlever cette taxe permettrait également de réduire le prix du panier d’épicerie pour les Canadiens : « Quand on taxe le diesel, on taxe tous les produits qui sont transportés », explique Pierre-Poilièvre.
Guerre tarifaire avec les États-Unis
Le chef conservateur a profité de cette prise de parole pour critiquer la stratégie de Mark Carney face à Donald Trump : « Monsieur Carney fait une concession après l’autre sans obtenir aucun gain. » Pierre-Poilièvre veut « arrêter les concessions unilatérales » pour obtenir des gains pour les Canadiens.
Le parti souhaite notamment éliminer les tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium, les voitures et le bois d’œuvre, « en échange d’offrir certaines choses dont les Américains ont besoin. »
Pierre-Poilièvre a déploré l’abandon du premier ministre de la taxe sur les plateformes numériques ainsi que le péage du pont Gordie-Howe : « Monsieur Carney a donné 50 % de nos péages 100 % bâti avec l’argent des contribuables canadiens. »
Le chef conservateur propose une approche « plus dure et plus sérieuse » que celle de Mark Carney. « J’aurais mis tous nos leviers dans un panier et je l’aurais amené à la table des négociations », affirme-t-il. Selon lui, le premier ministre accepte les concessions « avant même de négocier », ce qui empêche le Canada d’obtenir des accords en échange.