La Ville de Saguenay dénonce un manque de collaboration de la part du ministère des Transports et de la Mobilité durable. Depuis plus de 8 ans, les conseillers de Chicoutimi sont en attente dans plusieurs dossiers, mais les réponses tardent et les citoyens en pâtissent.
Pour le conseiller du district 7 à Chicoutimi, Serge Gaudreault, il est temps que les choses changent : « Qu’ils mettent leurs culottes ! »
De nombreux incidents ont été rapportés par les citoyens concernant la sortie du pont de Saint-Anne sur le boulevard Tadoussac. La sortie de ce pont réservé aux piétons et aux cyclistes n’est plus sécuritaire depuis que la lumière ne fonctionne plus correctement. « La lumière qui est installée là fonctionne à peu près jamais, les indications sont défaillantes », confirme la conseillère du district 8, Cathy Fortin.
Des délais qui s’étirent
Pour effectuer des travaux dans cette zone, la Ville doit demander une autorisation au gouvernement provincial puisque le boulevard Tadoussac est sous sa juridiction. Mais les réponses tardent selon la conseillère : « Les travaux au niveau du pont seront probablement effectués par la Ville, mais on doit demander l’autorisation au MTMD. Les plans sont faits, on est prêt à procéder, mais on n’a pas d’autorisation de leur part. »
« Il faut procéder, c’est un dossier qu’ils ont eu dans le temps de Simon-Olivier Côté. Simon l’a travaillé, moi je l’ai travaillé avec Mme Jean et d’autres collègues, Cathy Fortin arrive dans le dossier et elle y travaille aussi. On a des téléphones pour nous dire qu’il y a des accidents mortels qui manquent d’arriver. Il faut sortir de notre rêve ! », clame Serge Gaudreault.
D’autres dossiers en attente
« De toute façon, ce n’est pas le seul problème qu’on a avec le MTMD à Chicoutimi-Nord », déplore Cathy Fortin. Le centre-ville de Chicoutimi-Nord est « ceinturé par le ministère avec le boulevard Tadoussac », explique la conseillère. Au cours des 8 dernières années, plusieurs demandes ont été effectuées, notamment pour refaire la sortie du pont, le rond-point de la rue du Pont et la chaussée… Mais aucun dossier n’a pu avancer jusque-là.
De son côté, Serge Gaudreault s’impatiente et tire la sonnette d’alarme : « Ça fait déjà 4 ans et 8 mois que je suis là et je peux vous dire qu’on a des dossiers qui traînent, il ne faut pas attendre que l’irréparable arrive. »