Mardi, 16 juillet 2024

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Des ateliers éducatifs pour les petits et les grands

Le 20 juin 2024 — Modifié à 08 h 00 min le 20 juin 2024
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Le Guerrier des Bois n’est pas seulement une entreprise ou une identité. David Langevin a eu l’envie de pousser son projet plus loin et de transmettre son savoir, ses intérêts et techniques. Ce touche-à-tout donne des ateliers variés pour les petits comme les grands, sur la nature et ses composantes.  

 

« J’aime enseigner aux jeunes ! J’ai récemment fait une journée de nettoyage des sentiers près de la Pulperie et des rives de la rivière Chicoutimi avec les jeunes du CRDI, où on a ramassé des déchets. Je leur enseigne le yoga aussi. J’aime vraiment cette clientèle, comme j’aime aussi travailler avec les personnes âgées », émet David Langevin.  

Les ateliers couvrent beaucoup de domaines, passant du survivalisme, à l’herboristerie (plantes comestibles, médicinales, utilitaires), jusqu’au pistage animalier et à l’écologie. L’homme reçoit beaucoup de demandes en provenance d’écoles primaires et secondaires, et parfois au niveau collégial. Ses ateliers l’amènent aussi à voyager au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais également partout dans la province, que ce soit en Estrie, dans le Bas-Saint-Laurent ou encore à Rimouski.   

« Je modifie mes ateliers dépendant de l’âge. En général, on parle de jeunes âgés entre 7 et 14 ans, bien que je prenne aussi des groupes de CPE. Souvent, quand je donne un atelier familial avec les parents, c’est souvent à eux que je vais parler le plus. J’ai des groupes de cadets, bien que je vais commencer à aller dans les écoles de plus en plus », précise-t-il.  

Plusieurs événements intéressants s’en viennent pour le Chicoutimien, alors qu’il enseignera à un groupe de 75 jeunes du camp d’été de Saint-David-de-Falardeau le 26 juin prochain. Trois ateliers sont prévus, sous les thèmes des incendies de forêt et de la survie, entre autres.   

Des projets, en veux-tu en v’là  

Le quadragénaire a beaucoup d’idées en tête pour la suite, soit celle, d’une part, de trouver des partenaires et des commandites pour l’aider à réaliser ses projets. La vente à son compte de ses baumes musculaires contribue déjà à financer l’acquisition de son matériel éducatif et pédagogique.   

« Ma vision, c’est d’avoir ma terre et ma forêt-école, pour enseigner. De pouvoir organiser des camps d’été, avoir un tipi, des yourtes et construire des bâtiments permanents pour donner mes cours », assure-t-il.  

Parallèlement, il a l’intention d’écrire un livre qui se basera sur les végétaux ichtyotoxiques, des plantes qui poussent dans les îles pacifiques et zones tropicales. Celles-ci composent la Nivrée, qui est aussi la technique traditionnelle de pêche au poisson, qui permettait autrefois aux membres des Premières Nations de récolter plus facilement le poisson asphyxié dans les rivières.  

« Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup d’écrits là-dessus. Je suis donc allé chercher les plantes des autres pays qui sont encore utilisées, ainsi que les mêmes plantes indigènes ici, qui auraient pu être utilisées et qui ont sensiblement les mêmes propriétés. J’ai trouvé un beau lien entre les plantes, je travaille ça. » 

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