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19,8 M$ pour la réfection complète de l’autogare du Havre

Jean-Philippe Tremblay
Le 07 juillet 2023 — Modifié à 23 h 30 min le 07 juillet 2023
Par Jean-Philippe Tremblay - Journaliste

Un avis de motion qui pave la voie à des travaux de réfection de l’autogare du Havre de 19,8 M$ entièrement défrayés par la Ville de Saguenay a été adopté lors de la dernière réunion du conseil municipal. Ils devraient débuter l’an prochain.

Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi en avait fait sa première priorité, ce qui a particulièrement réjoui son président, le conseiller Jacques Cleary. L’autogare est essentiel pour la vitalité économique du centre-ville, mais il est vétuste et a besoin d’investissements pour des raisons de sécurité.

« C’est une belle journée parce que ça fait longtemps qu’on en parle. On a donné le coup d’envoi avec l’avis de motion et il va rester deux projets de règlement à adopter. Normalement, d’ici novembre, on devrait avoir une acceptation du ministère et après tout va suivre. Les plans sont déjà faits. Il va rester à aller en soumissions. »

Après ces travaux, l’autogare conservera ses 350 cases de stationnements actuels.

« On parle d’une réfection complète. On va garder juste le squelette et refaire tout le reste au complet. Ce sont des travaux d’envergure. On va s’organiser pour que pendant ces travaux, les gens aient quand même accès à une partie de l’autogare pour ne pas enlever tous les stationnements en même temps. »

Quant aux travaux de décontamination de la zone ferroviaire qui devraient notamment permettre la construction de logements, Jacques Cleary a indiqué qu’ils devraient débuter en septembre et se poursuivre le printemps prochain. Ces travaux nécessiteront des investissements de 10 M$ et devraient eux aussi se terminer en 2024.

L’autogare est essentiel pour la vitalité économique du centre-ville, mais il est vétuste.

Réfugiés climatiques

De son côté, le conseiller municipal de Jonquière Jimmy Bouchard s’est dit de nouveau inquiet en ce qui concerne les répercussions des changements climatiques. La situation est de plus en plus inquiétante selon lui, après le glissement de terrain survenu à Rivière-Éternité et l’accueil des évacués de Mistissini et d’Oujé-Bougoumou, en raison des feux de forêt.

« Pour moi, ce sont des réfugiés climatiques. On a eu des glissements de terrain dans le secteur de La Baie l’an dernier, et maintenant trois événements de ce genre en trois semaines. Ce sont des événements qui sont de plus en plus fréquents. L’alarme a sonné ça fait longtemps. Il faut arrêter de travailler en réaction à ce genre d’événements, mais plutôt en amont, en prévention. »

Jimmy Bouchard a rappelé que 239 M$ ont été injectés récemment par Québec dans le plan de mise en œuvre de la politique nationale sur l'architecture pour l’adaptation aux changements climatiques, mais c’est nettement insuffisant selon lui.

« Notre centrale sur la Rivières-aux-Sables ne permet pas l’évacuation maximale du débit du lac Kénogami, donc on doit faire des modifications et des adaptations pour permettre une évacuation complète si jamais un gros coup d’eau se produit dans le lac Kénogami. On a les réseaux d'égouts pluviaux qui doivent être adaptés. Ma dernière envie serait que les villes deviennent la marge de crédit climatique du gouvernement. »

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