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Collaboration avec une firme britannique

L’usine de Métaux Black Rock émettrait peu de carbone atmosphérique

Le 26 février 2024 - Modifié à 09 h 31 min
Par Maxime Hébert-Lévesque - Journaliste

La minière junior Strategic Ressources (Métaux Black Rock) serait en mesure de réduire considérablement les gaz à effet de serre de son projet de fonderie métallurgique à la zone industrialo-portuaire de Saguenay (Zone IP).

C’est du moins ce que sous-entend l’entreprise dans un communiqué de presse émis le 6 février dernier. La société cotée à la bourse de Toronto annonce une entente de collaboration avec l’entreprise britannique Levidian pour l’implantation de la technologie LOOP.

« C’est une technologie qui a été développée à l’Université de Cambridge. Pour résumer grossièrement, le procédé LOOP capture le carbone émis lors de l’étape de transformation du gaz naturel en hydrogène. Le carbone retiré est ensuite changé en graphène », explique, en entrevue, le vice-président aux communications de Strategic Ressources, Alexandre Meterissian.

Un produit à valeur ajoutée

Ce dernier précise que le créneau de l’usine de Saguenay demeure la fonte brute de haute pureté pour la production de vanadium et de titane. Il ajoute cependant qu’avec l’introduction de la technologie de la firme Levidian, un nouveau marché s’ouvre.

« Le graphène permet d’augmenter la performance des batteries, des supers-conducteurs et des cellules de panneaux solaires photovoltaïques », souligne-t-il.

Les gestionnaires de Strategic Ressources sont en réflexion présentement sur les étapes de leur projet industriel. La société avait initialement planifié de bâtir tout d’un bloc : la mine d’extraction du ferrovanadium à Chibougamau, l’usine de bouletage à la Zone IP pour concentrer le minerai et la fonderie métallurgique pour la conception du titane et du vanadium.

« On explore présentement. En décembre dernier, nous avons annoncé mettre sur la glace le projet de mine. Il serait peut-être plus stratégique sur le plan financier de construire dans un premier temps l’usine de bouletage et de l’opérer. Par la suite, nous agrandirons cette usine pour y greffer la fonderie et ultimement nous plancherons sur la mise en place de la mine », estime M. Meterissian.

« Nous avons interpellé le ministère de l’Environnement pour savoir si nous pouvions bâtir une plus grande usine de bouletage de concentré de fer et ensuite la mettre en activité dans un premier temps. Par la suite, nous développerons le reste de l’usine et finalement la mine », conclut Alexandre Meterissian.

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