La rentrée parlementaire à Québec, initialement prévue le 17 novembre, puis reportée au 24 novembre, est de nouveau reportée et aura finalement lieu le 1er décembre.
Le gouvernement du Québec justifie ce changement notamment par la participation du premier ministre Paul St-Pierre Plamondon au Sommet de la Francophonie au Cambodge ainsi que par les préparatifs entourant la prochaine mise à jour économique. Selon le gouvernement, l'échéancier demeure tout de même conforme aux délais habituellement observés après une élection générale.
C’est en effet le cas. Le délai entre l'élection et la reprise des travaux est comparable à celui observé lors des deux précédents mandats de François Legault. En 2018, 57 jours s'étaient écoulés entre le scrutin du 1er octobre et la rentrée parlementaire du 27 novembre. La même période de 57 jours avait été observée en 2022, entre le 3 octobre et le 29 novembre. Cette année, 57 jours sépareront également l'élection du 5 octobre et la rentrée du 1er décembre.
L'annonce a toutefois suscité de vives réactions de la part des formations d'opposition. La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, accuse le nouveau gouvernement de retarder inutilement la reprise des travaux parlementaires alors que plusieurs enjeux nécessitent, selon elle, des interventions rapides.
« La hausse du coût de la vie continue de faire mal aux familles, et la crise du logement ajoute un stress insoutenable à la classe moyenne. C’est notre responsabilités comme élus de trouver des solutions à ces crises, le Parti québécois devrait le savoir. », a-t-elle déclaré.
Du côté de l'opposition officielle, le député libéral André Fortin déplore également ce nouveau report. Il estime qu'il est urgent de débattre de dossiers tels que la santé, l'habitation, le coût de la vie, l'économie et les priorités quotidiennes des Québécois.
« En plus, il n’y a aucune garantie que les travaux commenceront le 1er décembre. Le PQ n’offre aucune solution à l’impasse en lien avec la Lieutenante-gouverneure. Nous réitérons donc notre demande, que le gouvernement s’engage à respecter le règlement de l’Assemblée afin que les travaux commencent sans (un autre) délai additionnel. », a -t-il déclaré.
