La municipalité de Saint-Fulgence doit une fois de plus composer avec la présence de la berce du Caucase, une plante exotique, envahissante et toxique qui continue de représenter un risque pour la population et les travailleurs municipaux.
Selon les informations rapportées par Radio-Canada, un employé de l'entretien de la Municipalité a récemment été victime d'un contact avec la sève de la plante. L'incident l'a forcé à s'absenter du travail pendant deux jours. L'employé aurait subi d'importantes lésions et aurait frôlé des brûlures au troisième degré.
C’est que les composés toxiques contenus dans la sève de la plante, une fois en contact avec la peau et exposée à la lumière, peuvent provoquer des lésions comparables à des brûlures sévères. Ces réactions apparaissent généralement entre 24 et 48 heures après l'exposition. La berce du Caucase n'est toutefois pas dangereuse au simple toucher.
Le maire de Saint-Fulgence, Robert Blackburn, souligne que la présence de cette plante sur le territoire municipal ne date pas d'hier. La berce du Caucase, qui affectionne particulièrement les milieux frais et humides, est implantée à plusieurs endroits dans la municipalité. Afin de réduire les risques, des avis ont été installés dans les secteurs où sa présence a été confirmée.
Les autorités municipales demandent aux citoyens de ne pas tenter de couper ou d'arracher eux-mêmes la plante. La Municipalité recommande plutôt de signaler les lieux où elle se trouve afin que ses équipes puissent s’en débarrasser de façon sécuritaire.
Introduite au Québec à des fins ornementales, la berce du Caucase a fait son apparition dans la province vers 1990, selon le gouvernement du Québec. Cette plante peut atteindre jusqu'à cinq mètres de hauteur, tandis que ses larges feuilles peuvent mesurer jusqu'à un mètre d'envergure.