La Sûreté du Québec lance une nouvelle opération nationale concertée en collaboration avec les corps de police de la province. L’opération, qui se déroule le 1er et le 2 août, vise à intensifier la surveillance des plans d’eau et à faire de la prévention.
Le Service de police de Saguenay sera donc en patrouille cette fin de semaine dans le cadre de l’opération. « On va aller rencontrer les gens, rappeler les règles de sécurité, l’équipement nécessaire à bord. On va y aller avec de la prévention surtout et de la répression si nécessaire, mais l’important, c’est vraiment d’être visibles le plus possible », explique le porte-parole du Service de police de Saguenay, Michel Tremblay.
L’agente d’information de la Sûreté du Québec, Kim Cormier, rappelle que les policiers peuvent effectuer des contrôles même s’ils sont sur l’eau. « Les policiers peuvent contrôler un conducteur s’ils ont des soupçons de capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue, ils peuvent utiliser un appareil de détection approuvé comme sur la route. »
Le but de l’opération est d’aider les plaisanciers à mieux connaître leur embarcation, mais aussi à sensibiliser les nouveaux kayakistes et utilisateurs de planche à pagaie : « On les invite à ne pas sortir seuls, à planifier leur déplacement, à vérifier la météo », explique Kim Cormier.
Des sorties régulières
Pour le SPS, rien de nouveau. Michel Tremblay assure que les patrouilles nautiques se font régulièrement, même en dehors de cette opération : « On fait quand même des sorties récurrentes sur les différents plans d’eau, que ce soit le lac Kénogami, la rivière Saguenay à hauteur de Shipshaw ou même la baie des Ha! Ha! »
M. Tremblay confirme que les policiers effectuent en moyenne deux à trois patrouilles nautiques par semaine. « Durant les fins de semaine, on peut sortir aussi, les journées où il fait beau, pendant les vacances de la construction, il y a aussi des sorties qui ont été faites », ajoute-t-il.
Les patrouilleurs n’ont pas de calendrier préétabli, ils se basent principalement sur la météo pour évaluer l’utilité d’une sortie. « Plus il y a de gens sur les plans d’eau, plus c’est pertinent pour nous d’être là pour vérifier les comportements qui peuvent être dangereux sur les embarcations, les gens qui vont faire du paddleboard ou du kayak, s’assurer qu’eux aussi ont les équipements nécessaires », explique le porte-parole du SPS.
« J’ai moi-même été capitaine de bateau et les journées où il faisait plus nuageux, parfois, on naviguait seuls sur le lac », confie-t-il.