Romane Simard : Une footballeuse au grand impact

Par Janick Émond
Romane Simard : Une footballeuse au grand impact
(Photo : SMB Photos)

Romane Simard n’a clairement pas froid aux yeux. L’élève de troisième secondaire au Pavillon Wilbrod-Dufour (PWD) d’Alma, originaire de Saint-Fulgence, est la seule joueuse de football de l’école, et l’une des très rares joueuses de football sur le circuit scolaire.

C’est lors de sa 4e année au primaire que Romane a eu la piqure pour le sport de contact.

« Je regardais mon grand frère jouer et je le suivais à tous ses matchs. Ça m’a donné le goût aussi de jouer et au moment où j’ai commencé, j’ai tout de suite su que ce sport était pour moi », raconte Romane avec beaucoup de passion.

Dans son parcours, elle a occupé plusieurs positions sur le terrain.

« J’ai été running back, receveur et quart arrière. Maintenant, je suis secondeur, ç’a été un coup de cœur comme position pour moi. J’aime vraiment l’aspect défensif. »

Pilier

Originaire de Saint-Fulgence, le parcours de Romane a évidemment débuté à Chicoutimi. Mais après avoir participé à deux camps d’été des Lynx du PWD, elle a fait le choix de s’exiler vers Alma afin de poursuivre son développement.

« Lorsque j’ai fait les camps d’été des Lynx, j’ai eu la chance d’en apprendre plus sur leur programme et de m’entrainer dans leurs installations. J’ai vraiment aimé ce que j’ai vécu ici comme expérience et j’ai voulu continuer ici. »

L’entraineur-chef des Lynx, Patrice Boudreault, n’a que de bons mots pour souligner le travail de Romane.

« C’est une petite fille exemplaire. Ç’a été un gros sacrifice familial de quitter son coin et de voyager tous les jours jusqu’à Alma pour jouer au football. Et sa passion transparait partout. Elle est l’un des piliers de son équipe, elle a un grand impact sur le terrain et en dehors », explique-t-il.

Il ajoute : « Au fil des années on a eu quelques joueuses, mais jamais on n’en a eu une qui a autant d’impact et qui joue un aussi grand rôle que Romane. »

Futur

Romane Simard a pour objectif de poursuivre son parcours jusqu’en secondaire 5, et peut-être même après. Par contre, elle ne se voile pas les yeux, elle s’attend à devoir ajuster son jeu.

« Je n’aurai peut-être plus le physique pour compétitionner au même niveau que les gars, mais j’utilise beaucoup le côté mental du jeu. J’ai une bonne compréhension et je veux l’utiliser à mon avantage. Pour ça, il faudra possiblement que je change de position sur le terrain. »

Si jamais elle doit se retirer du terrain, Romane indique qu’elle aimerait beaucoup poursuivre dans le milieu du sport, soit comme entraineuse ou tout autre métier en lien avec l’entrainement physique.

 

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