Culture

Temps de lecture : 2 min 3 s

Dézoom sur le festival

Une évolution marquée depuis 2010

Sara-Léa Bouchard
Le 04 octobre 2024 — Modifié à 10 h 46 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Le Zoom Photo Festival déroule sa pellicule au Saguenay depuis 2010 et l’engouement envers l’événement automnal à succès ne semble pas s’estomper. Les amateurs de photographie sont même de plus en plus nombreux à aller voir les diverses expositions présentées. Petit retour en arrière sur les débuts de ce festival, véritable histoire de partage et d’amour pour la profession.   

« À un moment donné, Michel est venu me voir, et m’a parlé du festival Visa pour l’Image en France, à Perpignan. Il m’a confié que ça pourrait être plaisant de reproduire quelque chose de similaire, mais ici. C’est sûr que pour moi, la porte était ouverte, parce qu’on veut que la Pulperie soit vue et que beaucoup de gens y viennent. J’ai embarqué tout de suite! », raconte le partenaire d’affaires de Michel Tremblay et directeur général de la Pulperie de Chicoutimi, Jacques Fortin.  

Ce dernier ajoute qu’ils voulaient organiser le tout de manière professionnelle, à l’image de l’identité et de ce qui est normalement présenté à la Pulperie. Des démarches ont ensuite été menées pour pouvoir tenir le World Press Photo, qui est reconnu depuis 1955 comme étant le plus grand et le plus prestigieux concours annuel de photographies de presse au monde.  

« C’était l’une des pierres angulaires du festival. Il fallait avoir le World Press Photo pour commencer, et on l’a eu. Puisque veut, veut pas, on connaît un peu moins les photographes de la région. » 

La première année, Jacques Fortin et Michel Tremblay se sont rendus au festival Visa pour l’Image, après avoir reçu une subvention du gouvernement fédéral. La venue, peu de temps après, du président de Visa, Pierre Conte et de la directrice générale du PHOTO Magazine, Agnès Grégoire, a jeté les bases du Zoom Photo Festival Saguenay.  

« Les autres années, ça a toujours bien fonctionné, même pour aller chercher des photographes. De plus en plus de gens viennent au festival. Le secret, c’est qu’ici, c’est facile d’aller un peu partout. On a la proximité et c’est facilitant dans ce sens-là. » 

L’an passé, ce sont près de 20 000 personnes qui se sont déplacées dans les différents lieux d’expositions. Sur ce nombre, 30% provenaient de l’extérieur de la région.     

Difficulté à trouver des salles  

La principale difficulté que vivent les organisateurs, et qui se répète d’année en année, est celle de trouver les salles adéquates pour y exposer le travail des photographes.  

« À l’époque, Jacques a été ingénieux, il avait trouvé le bâtiment de Chic Pontiac Buick sur la rue Racine, qui était à ce moment désaffecté. C’est là qu’on a pu y installer quelques photographes au début », explique Michel Tremblay.  

Les deux hommes ont dû toutefois trouver un autre lieu l’année suivante, puisque le bâtiment avait été mis en vente. Plusieurs partenaires demeurent toutefois d’une grande aide pour eux, comme le confie Jacques Fortin.  

« C’est sûr que c’est un problème qui est récurrent, parce que le domaine de l’immobilier ça bouge beaucoup. Mais plusieurs partenaires comme l’UQAC ou les cégeps nous donnent un coup de pouce qui aide énormément. »  

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