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41 postes techniques en pharmacie à combler dans la région

Le 25 avril 2026 — Modifié à 10 h 13 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

L’Ordre des pharmaciens du Québec et ses partenaires soulignent l’importante pénurie de main-d’œuvre technique dans les pharmacies communautaires, les hôpitaux et les CHSLD du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Environ 41 postes d’assistant(e)s techniques en pharmacie (ATP) et de technicien(ne)s en pharmacie (TP) sont vacants.  

En ce sens, une campagne publicitaire a été lancée pour mieux faire connaître le rôle des techniciens et des assistants techniques, deux formations offertes à Alma.

« C’est très difficile dans le milieu, surtout d’avoir de la main-d’œuvre qualifiée. Concernant les ATP, il n’y a plus de candidats qui ont de l’expérience ou de la formation directement sur le marché du travail. En ce qui concerne les TP, c’est que c’est assez récent la création de cet emploi-là, donc il y a peu de finissants sur le marché. Je crois que cette année, ils termineront au nombre de six dans la cohorte », mentionne la pharmacienne cheffe au Familiprix David Lapierre de Chicoutimi-Nord et administratrice élue au conseil d’administration de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Lysanne Morin.

Le niveau d’inscriptions, que ce soit pour un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou pour un diplôme d’études collégiales (DEC), n’est pas celui espéré. Catherine Savoie en sait quelque chose, celle qui en est à sa deuxième année en Techniques de pharmacie au Collège d’Alma et qui poursuit son emploi étudiant au Jean Coutu de Jonquière comme ATP.

« Je pourrais décrire cette situation comme étant critique. Avec ma cohorte, quand on a débuté en 2024, on était sept étudiants. Après un an et demi, on est rendu quatre. On remarque tout de même une augmentation dans le groupe des premières années, qui sont 15 actuellement, sur une possibilité de 20 places au total », soutient-elle.

Outre cette formation, le DEP, qui est offert par le CFP d’Alma et qui se complète en 15 mois, permet la tenue de cours à distance pour les étudiants du Saguenay ou du haut du Lac-Saint-Jean. Une option qui n’est pas offerte au Collège, ce qui peut en freiner plusieurs, ajoute Catherine Savoie.

« C’est certain que le fait que ce soit à Alma, ça peut stopper certaines personnes dans leur élan, dont moi au début. J’ai dû y réfléchir longuement, puisque je réside à Jonquière. Finalement, je ne regrette pas du tout, c’est la meilleure décision que j’ai prise. Le 40 minutes de route à chaque matin, je le ferais n’importe quand ! », indique-t-elle.

Comme la formation ne se donne que depuis 2021, il s’agit presque d’un saut dans le vide pour les étudiantes et étudiants qui veulent faire leur place dans le domaine.

« En s’inscrivant là, c’est comme si on s’était lancé dans le vide », témoigne la collégienne. « On ne savait pas nécessairement à quoi s’attendre. On n’a pas grand-chose de défini pour le futur. Il y a des pharmacies très ouvertes et prêtes à nous recevoir, tandis que d’autres sont plus réticentes. Ça demeure un apprentissage autant pour les pharmaciens, que pour nous, que pour les clients. » 

Lysanne Morin, qui œuvre dans le métier depuis longtemps, rapporte qu’il s’agit de fonctions essentielles et incite les jeunes à être davantage curieux.

« On reçoit parfois des jeunes en stage d’observation, pour venir voir ce que l’on fait réellement, parce que c’est peu connu. C’est en parlant de ces métiers et en les mettant de l’avant qu’on va réussir à avoir une meilleure attraction envers les jeunes. »   

Des rôles à ne pas négliger

Les équipes techniques sont au cœur du fonctionnement quotidien des pharmacies. Elles contribuent directement à la prise en charge des patient(e)s, ainsi qu’à la préparation et à la distribution des médicaments. Leur travail soutient l’évolution du champ de pratique des pharmacien(ne)s, dont les responsabilités cliniques sont grandissantes, notamment en matière de vaccination, de prescription et de prise en charge de conditions de santé.

« Ce sont des métiers qui sont très stimulants, ce sont de beaux défis, de belles responsabilités. C’est un milieu de travail dans lequel on peut travailler en équipe, où il est possible d’avoir une belle flexibilité au niveau de l’horaire. C’est un emploi très gratifiant, parce qu’on est là pour la santé des gens », émet Mme Morin.

En moyenne, on retrouve neuf postes techniques par pharmacie communautaire. Les établissements publics de santé, pour leur part, emploient plus de 2 000 assistant(e)s techniques et en embauchent en moyenne 300 annuellement. Plus de 550 bourses permettant à des ATP d’obtenir leur diplôme de techniques ont été offertes au cours des quatre dernières années.

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