Sports

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Les Jeux du Canada, un tremplin pour une ville hôte 

Sherbrooke témoigne des retombées de 2013 alors que Saguenay se lance dans la course 

Le 19 septembre 2025 — Modifié à 14 h 32 min
Par Janick Émond - Journaliste

Lorsque Sherbrooke a accueilli les Jeux du Canada en 2013, c’est toute la ville qui a changé de visage. Douze ans plus tard, les retombées se font encore sentir. Alors que Saguenay a déposé sa candidature pour accueillir les Jeux d’hiver de 2031, l’expérience sherbrookoise illustre bien l’ampleur de ce que peut représenter un tel événement pour une communauté. 

« La majorité de nos infrastructures sportives ont été retouchées d’une façon ou d’une autre, certaines par des travaux mineurs, d’autres par des rénovations majeures, et même des constructions neuves », rappelle François Salvail, conseiller en loisir au Service des sports de la Ville de Sherbrooke.  

La piscine olympique, le stade de baseball, les installations d’athlétisme, les terrains de soccer et plusieurs gymnases ont tous bénéficié d’améliorations durables notamment. 

Au-delà du sport, les Jeux ont servi de catalyseur pour accélérer des projets municipaux, comme la réfection de rues afin d’assurer des parcours sécuritaires pour les compétitions de cyclisme.  

« Les Jeux sont une occasion unique d’aller chercher des subventions pour rehausser la qualité des installations, mais aussi pour devancer certains projets municipaux », ajoute Lynn Blouin, responsable du développement économique à la Ville de Sherbrooke.  

Une effervescence communautaire 

L’accueil d’un tel événement ne se limite pas aux infrastructures. À Sherbrooke, plus de 6 000 bénévoles se sont mobilisés, créant un mouvement de fierté qui a perduré bien après la fin des compétitions.  

« Tous les clubs sportifs ont vu une hausse d’inscriptions par la suite. Et aujourd’hui encore, il n’est pas rare de croiser des gens avec un chandail des Jeux de 2013 », illustre M. Salvail. 

Retombées économiques majeures 

Sur le plan économique, l’impact est indéniable.  

« C’est le Canada au complet qui débarque dans une ville hôte », souligne Mme Blouin. Hébergement, restauration, transport, commerces locaux, tout le milieu bénéficie de l’afflux de visiteurs.  

À Sherbrooke, 90 % des dépenses liées à l’organisation avaient été réalisées dans un rayon de 100 km, favorisant directement l’économie locale. 

Un pari payant 

Si le coût d’organisation varie selon les besoins de la ville, les deux experts rappellent que les deux paliers de gouvernement s’impliquent financièrement et que la recherche de partenaires privés vient compléter le financement. 

Pour Saguenay, une candidature gagnante signifierait non seulement une vitrine nationale, mais aussi un héritage durable sur le plan sportif, communautaire et économique. Comme l’illustre Sherbrooke, accueillir les Jeux du Canada, c’est investir dans un projet qui transforme une ville pour des décennies. 

Canada Games Council

 

 

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