Chroniques

Temps de lecture : 1 min 40 s

De rien

Le 31 mai 2024 — Modifié à 11 h 14 min
Par Louis Potvin

Bon c’est à mon tour de jasetter. Un sujet à me suggérer patronne ? « Des fois, ce n’est pas facile de trouver un sujet. Comment ils font les chroniqueurs pour le faire chaque jour ? », lance Stéphanie.

« Y a rien qui me tente, je lui réponds. Tiens je vais écrire sur rien. »

Ça ne me tente pas de vous tanner avec mes expériences de cyclistes qui se fait frôler le guidon par des automobilistes. De vous écoeurer avec le coût de la vie, de l’épicerie et de l’hypothèque qui augmentent.

On va s’amuser un peu. Je me suis souvenu d’un monologue de l’humoriste français Raymond Devos qui savait tant jouer avec la langue. Je m’inspire donc de son numéro sans être allé le regarder à nouveau sur les internets. (Je vous invite d’ailleurs à le faire).

Même si je veux écrire sur rien. Il y a bien un petit quelque chose qui existe car un petit rien, ce n’est pas rien… Donc, ce n’est pas le néant un rien, car les riens s’additionnent. On s’excuse d’offrir un petit cadeau : « Bof, c’est trois fois rien ! » Alors, c’est tout de même quelque chose… rien. Surtout quand ce n’est pas rien !

Alors quelle est la valeur d’un rien ? Pour une personne ce n’est pas flatteur. C’est un moins que rien, un vaurien (tiré par les cheveux, mais bon) ou un homme de rien.

Les petits rien de la vie, ce sont quoi. De petites choses précieuses que l’on trouve importantes. Alors, ce n’est pas tout à fait rien.

Rien ne va plus, sur notre planète. C’est tout ou rien pour renverser la vapeur. Si on ne fait rien, il sera trop tard. Ce rien à une énorme importance. Au fond rien, c’est beaucoup plus qu’on pense.

Je fais « beaucoup de bruit pour rien » (Shakespeare), vous trouvez ? « Non, rien de rien, je ne regrette rien » (Piaf).

Comme si de rien n’était, j’ai été capable de délirer sur rien. La chronique est un risque. Mais qui ne risque rien n’a rien. De petits mots qui ne veulent rien dire finissent par avoir de nombreuses significations.

Alors ne venez pas me dire qu’écrire sur rien est inutile. Il n’y a rien à faire, ce petit mot de quatre lettres est plus important que l’on pense. C’est beaucoup mieux que rien.

Ça vous a amusé ?

Ça m’a fait plaisir, de rien !

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